Histoire de L'Embobiné
- 25 juil.
- 3 min de lecture

Avant L'Embobiné
À partir des années 1950 (et déjà avant, de manière moins documentée), Mâcon verra naître plusieurs ciné-clubs. On retiendra le Ciné C.A.C. (du Centre d’Actions Culturelles), ou celui d’Hélène Hugonnier entre 1956 et 1976 (date à laquelle elle quitte ses fonctions au sein de la municipalité) ou encore le plutôt éphémère Ciné-Cure (au Duo, entre 1978 et 1980).
1983
Claude Salomon, exploitant et propriétaire du Royal, dépose une demande de subventions auprès de l’Agence pour le Développement Régional du Cinéma afin de rénover son cinéma.

1984
Claude Salomon reçoit une réponse favorable à sa demande de subvention… À la condition, tant pour l’exploitant que pour le Centre d’Actions Culturelles, de garantir au Royal une diffusion régulière de films classés Art et essai. Afin de respecter cette condition, il est donc question de créer une association.
Le 3 octobre, Charles Prager, directeur du C.A.C. réunit au Centre Culturel les cinéphiles mâconnais pour définir les bases de cette association. Florence Salomon, fille de Claude, proposera à cette soirée le nom de L’Embobiné. De par son expérience (elle avait participé à la fondation de Ciné-Cure) elle aura un rôle clé dans la programmation des films et sera même directement embauchée par l’association entre 1985 et 1986. Le logo sera dessiné par Philippe Jeton (connu sous son nom d’artiste “Token”) et le slogan “Association pour la jubilation des cinéphiles” est proposé par Guy Desdames, qui deviendra alors le premier président de L’Embobiné.
Le 16 octobre 1984
Au Royal, la première séance de L’Embobiné est organisée : il s’agit de Vent de sable, réalisé par Mohamed Lahkdar-Hamina.
1987 | La société Ciné-Alpes rachète les cinémas de Claude Salomon. Les séances de L’Embobiné auront alors lieu, de septembre à mai au Marivaux. |
1988 | Joëlle Demarthe, figure emblématique de L’Embobiné, rejoint le CA avant de devenir présidente pour la saison 1988-1989. À la trésorerie on retrouve Hélène Truc. En 2026, elles sont toujours toutes les actives au sein du CA de L’Embobiné. |
1990 | Les Cordeliers, également exploités par Ciné-Alpes accueille finalement les séances de L’Embobiné |
1992 | L’Embobiné s’abonne au RADi (Réseau Alternatif de Diffusion) auprès de l’Agence du court métrage, afin de diffuser en avant séance un court métrage. C’est l’ancêtre de L’Extra Court, dispositif auquel L’Embobiné est toujours abonné : aujourd’hui, tous les films de moins de deux heures sont introduits par un court métrage issu de leur catalogue ! |
1993 | Abderrahmane Sissako vient présenter son moyen métrage Octobre, récompensé du Prix Un Certain Regard. |
1994
L’Embobiné fête ses dix ans ! En partenariat avec la Cave à Musique, un “bal du cinéma” est organisé, avec au menu musiques de film, concert, projection de montage vidéo et tarte géante.
1995
Le cinéma a 100 ans ! L’Institut Lumière, qui propose des “Tournées Lumière” exclusivement en région Rhône-Alpes, fait une exception pour Mâcon et L’Embobiné. D’autres projections en lien avec le centenaire du cinéma sont proposées : L’Inconnu du Nord Express (Alfred Hitchcock), Jeux d’images (Norman McLaren), Chang (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack), Un Tramway nommé Désir (Elia Kazan), Le Bal des Vampires (Roman Polanski), Les 400 Coups (François Truffaut), La Jarre (Ebrahim Sorouzesh). Le cycle du centenaire se termine en décembre avec une conférence, Le cinéma d’hier et d’aujourd’hui, quels enjeux ?
Commentaires